La version 3.0.26 bêta est en ligne

La version 3.0.26 propose de nouvelles fonctionnalités comme la prise en charge des oculaires dont on peut représenter le champ sur les cartes.

Sous Android, il est également possible d’activer un mode vidéo permettant de superposer les images générées par WinStars avec celles venant de la caméra située à l’arrière de l’appareil.

Le système des icônes a été également revu pour la version Android mobile.

La mission Gaia : cartographier notre galaxie en 3D

Lancée le 19 décembre 2013, la mission Gaia mesure la position et le déplacement des étoiles situées dans la périphérie du Soleil. Après 4 ans de fonctionnement, l’ESA vient de publier le Data Release 2, un catalogue gigantesque composé de 1,7 milliards d’étoiles bien plus précis et bien plus complet que le catalogue obtenu par le satellite Hipparcos il y a une trentaine d’années.

Mais cette mission ne se limite pas à cataloguer avec une précision inégalée 1 % des étoiles de la Voie lactée, il contient aussi des informations de haute précision concernant les astéroïdes et les comètes qui se déplacent dans notre système solaire. On y retrouve également des informations concernant le mouvement des étoiles dans la moitié des amas globulaires qui orbitent autour de la Voie lactée et il va jusqu’à améliorer notre connaissance de la position d’une dizaine quasars. Inutile de préciser que tous les astronomes vont pouvoir profiter de l’apport de cet instrument magnifique.

Mais le plus intéressant sera sans doute de pouvoir connaitre avec plus de profondeur la structure de notre propre galaxie. En affinant le diagramme Hertzsprung-Russell des étoiles qui la compose et en faisant en quelque sorte son archéologie, on devrait en savoir beaucoup plus sur sa formation et sur la dynamique qui la gouverne.

C’est une chance également pour les logiciels grand public qui se proposent de représenter le voisinage du Soleil en 3D. Avec ce catalogue, il sera possible de positionner les étoiles les unes par rapport aux autres avec beaucoup plus de précision et de visualiser le déplacement de ces objets en accélérant l’écoulement du temps. Et peut-être même apercevoir la rotation de cette portion du disque qui nous entraine avec le Soleil dans une rotation autour du centre galactique. Je vous tiens au courant dès que c’est prêt  !

Pour aller plus loin :

 

Oumuamua, ce mystérieux astéroïde venant d’ailleurs.

1I/ʻOumuamua (à l’origine C/2017 U1 (PANSTARRS) puis A/2017 U1) est un petit corps interstellaire repéré le 19 octobre 2017 par le télescope Pan-STARRS 1 installé sur le Haleakalā, à Hawaï, alors qu’il se trouvait à 0,2 unité astronomique (30 millions de kilomètres) de la Terre. Il est le premier astéroïde détecté à avoir été identifié comme provenant d’en-dehors du Système solaire.

D’abord classé comme comète et désigné en conséquence C/2017 U1 (PANSTARRS), il a été reclassé parmi les planètes mineures une semaine plus tard et désigné en conséquence A/2017 U1. Le , il est formellement rangé dans la classe des objets interstellaires et, conformément à la nouvelle nomenclature établie à cette occasion, il reçoit la désignation permanente 1I et le nom ʻOumuamua.

C’est au cours d’une recherche d’objets proches de la Terre, sur des images réalisées le 19 octobre 2017 par le télescope PanSTARRS 1 (Panoramic Survey Telescope And Rapid Response System), que Robert Weryk, chercheur postdoctoral à l’institut d’astronomie d’Hawaï, a remarqué l’objet comme un point lumineux, se déplaçant devant les étoiles. Il a été le premier à le soumettre au Centre des planètes mineures de l’Union astronomique internationale.

Weryk a ensuite cherché dans les archives d’images Pan-STARRS et a remarqué qu’il se retrouvait également dans des images prises la nuit précédente (18 octobre 2017 11:59:51 TU), mais n’avait pas été initialement identifié par le processeur de traitement des objets en mouvement.

Oumuamua dans WinStars 3

Après sa découverte, l’UAI lui donne la désignation provisoire cométaire C/2017 U1 (PANSTARRS), le 25 octobre. Le même jour, à la suite d’observations du Très Grand Télescope (VLT) ne montrant aucune activité cométaire, l’objet est officiellement reclassifié comme planète mineure et voit en conséquence sa désignation révisée en A/2017 U1, conformément aux règles sur les désignations provisoires des comètes définies en 1995.

Le , il est formellement reclassifié comme « objet interstellaire » et, conformément à la nouvelle nomenclature établie à cette occasion, il reçoit la désignation permanente 1I et le nom ʻOumuamua. Les formes correctes pour désigner cet objet sont dès lors en conséquence 1I, 1I/2017 U1, 1I/ʻOumuamua et 1I/2017 U1 (ʻOumuamua).

Le nom, qui a été choisi par l’équipe du programme Pan-STARRS, est d’origine hawaïenne et signifie « éclaireur », le soldat qu’on envoie au front afin de repérer l’ennemi. Il peut également signifier un « messager ». « Ou » signifie « vouloir tendre la main » et « mua », avec le second « mua » qui met l’accent, signifie d’abord « en avance de ». Ce nom fait écho au fait qu’il s’agit du premier témoin d’un passé ou d’une frontière lointaine jusqu’ici inconnue. À noter que le premier caractère du nom n’est pas une apostrophe, mais un okina, caractère présent dans plusieurs langues notamment polynésiennes.

Sa trajectoire est franchement hyperbolique, avec une excentricité de 1,188, la plus élevée jamais relevée pour un objet situé dans notre Système solaire. Dans la mesure où les observations semblent indiquer l’absence de passage près des planètes, qui auraient pu augmenter son excentricité, il pourrait s’agir du premier objet interstellaire formellement identifié.

Le 20 novembre 2017, il est confirmé qu’il provient bien d’en-dehors du Système solaire : il devient ainsi le tout premier astéroïde détecté ayant une origine extrasolaire confirmée.

L’objet qui détenait le précédent record, la comète C/1980 E1 avec une excentricité de 1,057, était pour sa part passée près de Jupiter, qui avait propulsé la comète d’une orbite très excentrique mais liée vers cette trajectoire hyperbolique.

Une étude de modélisations publiée en 2018 conclut que les systèmes binaires stellaires sont très efficaces en termes d’éjection de corps rocheux et que, comme un grand nombre de ces systèmes binaires existent « Oumuamua provient très probablement d’un système binaire ». L’étude indique aussi qu’il est probable que 1I/’Oumuamua provienne d’un système relativement chaud car ceux-ci possèdent un plus grand nombre d’objets rocheux autour d’eux.

Source : wikipedia

Pour visualiser la position de 1I/’Oumuamua, merci de télécharger la dernière version du programme (3.0.22) et d’activer le module « Oumuamua ».