C/2020 F3 (NEOWISE)

C/2020 F3 (NEOWISE) est une comète rétrograde découverte le 27 mars 2020 par le télescope spatial NEOWISE.

D’une magnitude visuelle de 7 à la mi-juin, elle est passée au périhélie le 3 juillet 20202, soit à 0,29 UA du Soleil. Ce passage au plus près du Soleil a considérablement fait augmenter son activité, la rendant largement visible à l’œil nu, avec une magnitude d’environ 1, dépassant ainsi la luminosité de C/2020 F8 (SWAN), une autre comète lumineuse de 2020.

Elle passera au plus proche de la Terre le 23 juillet 2020 à une distance de 0,69 UA. Ce passage de la comète devrait augmenter sa période de révolution de 4 500 ans à 6 800 ans. La comète a développé une deuxième queue : une est constituée de poussière et l’autre de gaz.

C/2020 F3 (NEOWISE). Stack of 10 exposures of 30s each. Star Adventurer mount.

L’objet a été découvert par une équipe utilisant le télescope spatial NEOWISE le 27 mars 2020. Elle est classée en tant que comète le 31 mars. Elle porte la désignation C/2020 F3, en tant que troisième comète non périodique découverte dans la seconde moitié de mars 2020.

La comète NEOWISE est au plus proche du Soleil (périhélie) le 3 juillet 2020, à une distance de 0,29 UA. Ce passage près du soleil fait augmenter sa période orbitale d’environ 4 500 ans à environ 6 800 ans. Elle passera au plus proche de la Terre le 23 juillet 2020, à 01:14 UTC, à une distance de 0,69 UA alors qu’elle se trouvera dans la constellation de la Grande Ourse.

Vue de la Terre, la comète se trouvait à moins de 20 degrés du Soleil entre le 11 juin et le 9 juillet 2020. Le 10 juin 2020, alors que la comète n’était plus visible à cause du Soleil, elle avait une magnitude apparente de 7. Elle était alors à 0,7 UA du Soleil et 1,6 UA de la Terre. Lorsque la comète entre dans le champ de vision de l’instrument LASCO C3  de l’Observatoire solaire et héliosphérique SOHO le 22 juin 2020, elle a atteint une magnitude d’environ 3, alors qu’elle se siture à 0,4 UA du Soleil et 1,4 UA de la Terre.

Début juillet, la comète NEOWISE a atteint la magnitude -1, dépassant ainsi largement la luminosité atteinte par C/2020 F8 (SWAN), et développe une seconde queue. La première queue est bleue et composée de gaz et ions. Il y a également une séparation rouge dans la queue causée par de grandes quantités de sodium. La deuxième queue est de couleur dorée et est composée de poussière cométaires, comme la queue de la comète Hale-Bopp. Cette combinaison est proche de celle de la comète C/2011 L4 (PANSTARRS). NEOWISE est plus brillante que C/2011 L4 (PANSTARRS), mais moins que ne l’était Hale-Bopp en 1997.

Pour localiser la comète dans WinStars, utilisez la boite de dialogue Rechercher et tapez  c/2020 f3

Source : Wikipedia

Point concernant la version Android

Vous êtes toujours confiné et vous ne savez pas quoi faire de vos journées ? Tester la version Android de WinStars !

J’ai besoin en effet de votre aide pour mieux comprendre les problèmes que peuvent rencontrer certains utilisateurs. Il s’agirait donc d’installer le programme à partir du Google Play et de l’utiliser durant quelques minutes. Utilisez alors la fonction “envoyer un rapport” qui se trouve dans le menu principal pour que je puisse récolter de précieuses informations sur cette rencontre inoubliable entre votre terminal et W3.

Si vous êtes très courageux, vous pouvez également m’envoyer vos observations et vos suggestions (que faudrait-il modifier, ajouter ou supprimer ?). Cela me permettra de proposer plus tard une version davantage adaptée aux besoins des utilisateurs.

Pour vous récompenser de vos efforts, cinq vaillants bêtatesteurs (tirés au sort) recevront une licence d’utilisation gratuite pour utiliser la version complète de WinStars sous Windows.

Et si vous aimez WinStars et que vous souhaitez me soutenir, merci de laisser un commentaire positif sur la fiche Google Play du programme.

Merci pour votre participation !

Carte géologique de la Lune

L’USGS, l’Institut d’études géologiques des États-Unis vient de publier la première carte géologique de l’ensemble de la surface de la Lune.

Baptisée « Unified Geologic Map of the Moon » (« carte géologique unifiée de la Lune »), cette carte très détaillée pourrait servir aux prochaines missions lunaires habitées. Elle se base sur les les informations provenant de la sonde Kaguya (Selene) de la Jaxa et de la caméra de la sonde Lunar Reconnaissance Orbiter. La carte utilise également des éléments récoltés lors des différentes missions Apollo. Une publication précise la méthodologie qui a permis ce résultat.

Carte publiée par l’USGS avec la description du code couleur
La carte de l’USGS dans WinStars. Pour l’activer, cochez les options “afficher les textures haute résolution” et “Afficher Unified Geologic map of the Moon” dans le menu “Planètes/satellites”.

La version 3.0.128 est en ligne…

Le changement le plus important de cette version est l’intégration de la  dernière théorie planétaire DE438 du Jet Propulsion Laboratory, un centre de recherche implanté en Californie dont la fonction est de préparer les missions d’exploration automatisées. Les algorithmes développés par les chercheurs permettent de modéliser précisément les positions, les vitesses et les accélérations des principaux objets du système solaire.

Le laboratoire propose ainsi des fichiers sous la forme de coefficients polynômes de Chebyshev qui donnent avec précision, un km près à la distance de Mars,  les coordonnées et les vitesses mais aussi, plus indirectement, des quantités comme les orientations des corps célestes.

On peut tester la précision des calculs dans WinStars en fixant, par exemple, la date au 1 juin 2017 dans le mode système solaire et en suivant la trajectoire de Cassini (fonction Animations).

Les ingénieurs de cette mission, qui était arrivée à court de carburant,  ont choisi de précipiter la sonde dans l’atmosphère de Saturne pour éviter la contamination de l’un de ses satellites par d’éventuels staphylocoques qui auraient pu survivre dans Cassini durant toutes ces années.

Mais avant de détruire la sonde, il a été décidé de réaliser 22 plongeons entre l’atmosphère et les anneaux de la planète, dans une zone jusque là inexplorée et riche en informations scientifiques.

Cette version a été aussi l’occasion de revoir le code source et de corriger de nombreux défauts.  Dans la prochaine version, ce sera l’interface d’Android qui fera l’objet d’améliorations.

Les megaconstellations de satellites : une menace pour la recherche en astrophysique

Starlink est un projet de la société américaine SpaceX qui prévoit de fournir une connexion Internet haut débit partout à la surface du globe grâce à une myriade de satellites conçus à cet effet.

Pour réduire les temps de latence, ces petits satellites de moins de 260 kg sont placés en orbite basse à quelques centaines de kilomètres d’altitude. A terme, ces satellites formeront une flotte de plus de 42 000 objets !

Ce projet est une véritable catastrophe pour les astronomes qui redoutent de voir leurs mesures gravement affectées par ces intrus qui pourraient parasiter les régions du ciel observées par des instruments scientifiques. Cette pollution n’affectera pas seulement les photographies du ciel profond mais pourrait également gêner les radiotélescopes qui observent le ciel dans d’autres régions du spectre électromagnétique. L’exaspération gagne du terrain à mesure que les astronomes professionnels et amateurs notent les premiers effets de ces passages incessants dans le champ visuel des instruments.

Champ du détecteur du télescope Blanco de 4 mètres de diamètre installé sur le Cerro Tololo au Chili. Pratiquement tous les capteurs du détecteur ont été balayés par ces éclats lumineux des satellites Starlink durant la pose de six minutes qui devait servir à la recherche de nouvelles galaxies naines à côté du Grand nuage de Magellan.

Mais la société d’Elon Musk n’est pas la seule à vouloir utiliser les orbites basses. OneWeb et Amazon travaillent déjà sur des projets concurrents qui, dans quelques années, rempliront le ciel de centaines de milliers de points lumineux impossibles à supprimer.

Cela impliquera la transformation pure et simple du ciel tel que nous le connaissons, rendant toutes recherches en astrophysiques impossibles depuis la Terre. C’est un patrimoine naturel accessible à tous, déjà bien abimé par l’éclairage périurbain anarchique,  qui disparaitra définitivement.

Il semble malheureusement difficile de lutter contre ces multinationales qui décident, en toute impunité, de priver l’humanité de ce bien commun. Chaque mois, elles font valider le lancement de nouveaux satellites par des organismes comme l’International Telecommunication Union ou la Federal Communications Commission en profitant du vide juridique actuel et des règles devenues obsolètes par cette course à l’espace. Ces megaconstellations de satellites augmentent aussi considérablement les risques de collisions et pourraient saturer l’espace proche en débris de toutes sortes.

Les astronomes en sont réduits à protester et ne peuvent que tenter d’alerter l’opinion publique et les gouvernements sur les dangers de ces projets incontrôlables.

Afin de constater l’étendue des dégâts, la dernière version de WinStars affiche en temps réel la position des satellites de la constellation StarLink.

Il suffit juste d’aller dans Objets du système solaire/satellites, d’Actualiser les paramètres orbitaux et de sélectionner, un à un, tous les satellites dont le nom commence par Starlink.

Les satellites Starlink dans le mode planétarium