Tessellation et rendu des surfaces planétaires

Avec la version 3.0.118, WinStars utilise la tessellation dans le but d’améliorer le rendu des surfaces planétaires. Cette technique, introduite avec la norme OpenGL 4.0, ajoute un grand nombre de triangles à un objet afin de complexifier son aspect en 3D.
Jusque-là, WinStars simulait le relief d’une planète en jouant sur les ombres et les perspectives en trompe-l’œil. Les textures modifiées par occlusion mapping étaient ensuite appliquées sur des formes géométriques simples (typiquement une dizaine de triangles).

Technique de l’occlusion mapping qui joue sur les ombres et les lumières pour simuler des aspérités à la surface d’un objet

Ici, le rendu filaire a été activé. En réalité, la surface reste très simple géométriquement.

Avec la tessellation, le nombre de polynômes utilisés pour représenter les détails d’un objet explose.  Les creux et les bosses sont maintenant représentés en trois dimensions et ne sont plus simulés.

Le maillage bien plus complexe de la surface est visible en mode filaire. Les triangles se comptent ici par milliers.

L’intérêt de la tessellation est que l’ajout de ces nouveaux triangles est réalisé en interne par le processeur graphique durant la phase de rendu.
Il n’y a donc pas de problème de réduction de la bande passante entre le CPU et le GPU durant la phase de complexification géométrique. Cette technique étant très optimisée, l’incidence sur la fluidité du logiciel est limitée.

Cette vidéo de Gamoniac explique très bien l’intérêt de cette technique dans l’industrie du jeu vidéo :

La tessellation est activée pour Mars et la Lune et ne fonctionne pour le moment qu’avec les versions desktop (Linux, MacOS et Windows). Le rendu de la surface de Mars n’est pas aussi bon que pour la Lune, la qualité des textures étant très inférieure.  Je cherche de meilleures textures pour offrir un rendu comparable.

Qu’arrive-t-il à Bételgeuse ?

Avez-vous noté que Bételgeuse1, l’étoile formant l’épaule droite du chasseur légendaire Orion, a perdu récemment de son éclat? 

Les courbes de lumière que l’on peut consulter sur  le site de l’ American Association of Variable Star Observers (AAVSO) viennent confirmer un changement de magnitude qui est passée de 0.5 à 1.3 en l’espace de quelques semaines. Ces changements de luminosité ne sont pas si surprenants concernant cette supergéante rouge, douze fois plus massive que notre Soleil, connue pour sa variabilité et son irrégularité. Mais c’est la brutalité de cette évolution qui intrigue aujourd’hui les astronomes.

Nous savons que Bételgeuse est la candidate la plus proche pour une prochaine explosion de supernova dans notre galaxie. Pour cette raison, elle est observée de près depuis une cinquantaine d’années dans l’espoir de mieux connaître les processus en jeu dans l’agonie des étoiles. Même si plusieurs scénarios peuvent expliquer le déclin anormal de sa luminosité, nous ne pouvons évidemment pas exclure le fait qu’elle est, peut-être, sur le point d’exploser.

À chaque démarrage de WinStars, le programme consultera les données du AAVSO pour prendre en compte l’évolution de la magnitude de Bételgeuse. On peut déjà noter que l’étoile n’est guère plus lumineuse que sa voisine Bellatrix dans la constellation d’Orion.

La version 3.0.104 se dote également d’une boîte de dialogue « Animations » légèrement remaniée. Le slider a été remplacé par un simple champ dans lequel l’utilisateur peut entrer un facteur multiplicatif permettant d’accélérer, ou bien de ralentir,  l’écoulement normal du temps.

Une nouvelle icône apparaît également dans le menu situé à droite de l’écran. Elle vient remplacer l’icône « pointer dans une direction » qui n’avait pas réellement d’utilité et qui n’était pas encore implémentée. 
Elle permet d’inverser la course du temps… 


1. Le nom « Bételgeuse » vient de يد الجوزا, yad al-jawzāʾ, un terme d’origine arabe pré-islamique qui signifie « la main d’al-jawzāʾ». L’origine de al-jawzāʾ, qui précède la traduction par les Arabes des ouvrages grecs, est ancienne et sa signification est obscure. Le terme fait référence à un personnage féminin, et dérive probablement d’une racine qui signifie « au milieu ». Il aurait pu désigner dans l’Arabie ancienne une constellation qui recouvrait les étoiles de l’actuelle Orion, et faire référence à la position centrale de celle-ci sur la voûte céleste. Après la traduction de l’Almageste, le terme est utilisé par les astronomes musulmans, en concurrence avec d’autres appellations, tant pour désigner la constellation d’Orion que celle des Gémeaux. (Sources: wikipedia.org)

Apollo 11, optimisations processeurs et traduction en russe

À l’occasion du 50e anniversaire de cet événement historique qui a captivé le monde entier, le module « Apollo 11 » rend hommage aux premiers pas de l’homme sur la Lune.
Un modèle en 3d du LEM et du module de commande est juste placé entre la Terre et la Lune. Aucune trajectoire n’est calculée. La date n’est pas prise en compte.

Coïncidence de calendrier, cette nouvelle version propose également une traduction en russe du site et du logiciel. Merci à Sergey Telukhin pour avoir réalisé ce travail énorme.

Enfin, la version Android contient des exécutables optimisés pour les architectures arm64-v8a et x86. Une version spécifique pour les processeurs de type x86 64 bits est en préparation.

 

La version 3.0.86 est en ligne : gros plan sur le télescope spatial Hubble

Il est maintenant possible de suivre, en temps réel, la position et l’orientation du télescope spatial Hubble.


Le télescope changeant de cible

En cliquant sur le télescope et en choisissant l’option « Space telescope live », on peut également accéder  au planning de l’instrument, au nom de l’astronome qui est à l’origine de l’observation en cours ainsi qu’aux paramètres de l’instrumentation (caméra utilisée, filtres, valeur du champ).

Et merci à la STScl Web Team de m’avoir répondu si rapidement et de mettre à la disposition du grand public les innombrables retombées de ce télescope !