rootwinstars – WinStars 3

Paysages en 3d et photogrammétrie

Et voici des paysages en 3d ! Pour l’instant, cette nouvelle possibilité reste très expérimentale. Le programme se contente pour le moment de n’afficher qu’un objet unique (un mesh) contenant la totalité des éléments du paysage (végétations, constructions etc…). Ces objets en 3D ont été obtenus par photogrammétrie, une technique consistant à prendre une scène sous une multitude de points de vue et permettant sa reconstruction en volume.

L’élément solar radio telescope vu dans WinStars.
On peut voir la complexité du maillage en activant l’option 3D/wireframe mode.

Mais cette solution n’est pas idéale. Les éléments des paysages restent trop approximatifs par endroits et les fichiers sont bien trop lourds. J’utiliserai un peu plus tard la technique tessellation pour améliorer la qualité du rendu et la taille des fichiers.

Reprise du développement de W3, exoplanètes et mission Artemis 1

Après plusieurs mois d’interruption, le développement de WinStars reprend doucement. Parmi les dernières fonctionnalités, on peut évoquer l’ajout de  toutes les exoplanètes connues que l’on peut facilement situer depuis le mode planétarium.

Depuis les premières découvertes d’Aleksander Wolszczan  et de Michel Mayor et Didier Queloz dans les années 90, ce sont des milliers d’exoplanètes qui sont aujourd’hui référencées dans les catalogues. Les missions spatiales Corot, Kepler et Tess ont largement contribué à faire exploser leur nombre ces dernières années et le télescope spatial James Webb est lui aussi mis à contribution pour les observer directement. On peut citer l’exemple de HIP 65426 b et de la première image d’une exoplanète obtenue dans l’infrarouge moyen. Il s’agit d’une  exoplanète géante très jeune, d’environ 15 millions d’années, située à 90 unités astronomiques de son étoile. D’une masse estimée à environ 7 masses de Jupiter, elle avait été découverte avec l’instrument européen SPHERE au Very Large Telescope en 2017.

Images de l’exoplanète HIP 65426 b observées par NIRCAM (3.3 et 4.4 microns) et MIRI (11.4 et 15.5 microns). L’étoile blanche indique la position de l’étoile hôte. NASA/STScI/ESA publié par Carter et al. 2022

La liste complète des exoplanètes est accessible depuis le programme en tapant la commande list exo dans la boîte de recherche. On peut également retrouver un objet en entrant juste son identifiant. La base de données utilisées par W3 est extraite du site exoplanet.eu et sera actualisée chaque semaine.

51 Pegasi b fut la première exoplanète identifiée autour d’une étoile de la séquence principale. Elle a été découverte en 1995 par Michel Mayor et Didier Queloz.

La révision 3.0.268 propose aussi de suivre en temps réel la position de la capsule Orion . L’objectif de cette mission Artemis 1 est de retourner sur la lune en 2025 et d’y maintenir à terme une présence humaine plus ou moins continue.

La capsule Orion de la mission Artemis 1.

Les prochaines révisions de W3 permettront d’aller visiter ces exoplanètes dans le mode Navigation 3D. Je prévois également d’ajouter des paysages 3D dans le mode planétarium (pour le côté amusant) et bien d’autres choses encore… Mais je vous en parlerai un peu plus tard.

Je continue d’améliorer la stabilité du programme. Il est donc important de me signaler toutes anomalies de fonctionnement en utilisant le bugtracker ou les forums (ici et 1). Merci pour votre participation !

(1) Un grand merci à Sora Kozima pour avoir créé ce forum sur discord.com !

Suivez en direct le lancement du James Webb Space Telescope

Le télescope spatial JWST (James Webb Space Telescope) devrait  décoller ce samedi 25 décembre depuis Kourou, en Guyane française. Fruit de 25 années de travail, cet instrument généraliste est doté d’un miroir composé de 18 segments hexagonaux pour atteindre un diamètre de 6,5 mètres, soit près de trois fois celui de  Hubble.

Le JWST est si grand qu’il a fallu le plier pour qu’il tienne dans la coiffe de l’Ariane 5 qui va le propulser jusqu’au point de Lagrange 2 situé à 1,5 million de kilomètres de la Terre. En comparaison, son prédécesseur Hubble avait été placé en orbite autour de la Terre à une altitude de seulement 600km, ce qui rendait possible l’intervention d’astronautes pour des missions de mise à jour  ou de maintenance.

Situé dans l’ombre de la Terre, le télescope sera à l’abri des perturbations dans un froid et une obscurité qui lui permettront d’observer notre Univers dans l’infrarouge et une partie du visible. Mais la distance à la Terre sera telle que toute intervention ultérieure sera impossible après le lancement. Cela explique les nombreux retards lors de la conception et une bonne dizaine de dates de lancement qui ont été, au final, reportées.

Cet instrument qui devait être lancé en 2007 et qui atteint aujourd’hui un budget de 10 milliards de dollars, devra remplir de nombreuses missions scientifiques allant de l’observation des premières étoiles et des premières galaxies jusqu’à la formation et l’évolution des systèmes planétaires. Il recherchera également les composants nécessaires à l’apparition de la vie dans l’atmosphère des exoplanètes.

Il sera possible de suivre le lancement du télescope en direct à partir de 12h, heure française, sur la chaîne YouTube de la Nasa et de suivre la trajectoire de l’instrument depuis WinStars 3 en téléchargeant le module Jwst.

Voici également une très bonne vidéo concernant la préparation du lancement: