WinStars 3 débarque sur Raspberry Pi !

Le Raspberry Pi est un nano-ordinateur  de la taille d’une carte de crédit conçu par des professeurs du département informatique de l’université de Cambridge.

Le Raspberry Pi fut créé afin de démocratiser l’accès aux ordinateurs. Disponible pour moins de 40€ dans sa version de base, il propose plusieurs variantes du système d’exploitation libre GNU/Linux mais fonctionne également sur des OS propriétaires (Windows 10 IoT Core ou  Google Android Pi).

Le Raspberry 4b

Depuis quelques semaines, la fondation Raspberry Pi propose une version dotée d’un clavier qui rappelle furieusement les ordinateurs que nous connaissions durant les années 80 (le Commodore 64, l’Amiga 500, le ZX Spectrum etc.. etc..). Il est résistant et dispose d’un système de refroidissement passif. Ce qui peut faire de lui un allié intéressant durant vos observations astronomiques.

Le Raspberry 400

WinStars 3 est maintenant disponible gratuitement sur ces petits ordinateurs. L’installation est un tout petit peu compliquée mais il suffit juste d’appliquer méthodiquement ces instructions dans un terminal .

Le programme tourne à 20 images par secondes sur le Raspberry 400 et il est possible d’améliorer les performances en overclockant l’ordinateur. Mon  Raspberry 400, qui tourne aussi à 2000Mhz, ne dépasse jamais les 40º lorsque j’utilise W3.

C’est une solution  peu coûteuse pour piloter un télescope (la version Raspberry inclut le module Indi)  en ayant sous la main toutes les fonctionnalités du programme et en particulier le gigantesque catalogue d’étoiles Gaia EDR3 particulièrement utile pour faire du repérage et des courbes de lumières d’astéroïdes par exemple.

 

 

 

 

 

Arecibo : la fin d’un géant

A la suite de deux ruptures de câbles en août et en novembre dernier, le radiotélescope d’Arecibo était en danger et menaçait de s’effondrer. La rupture d’un troisième câble a finalement entraîné la chute de la plateforme centrale de 900 tonnes sur la parabole de 305 mètres.

Le radiotélescope d’Arecibo

Ce radiotélescope géré par la National Science Foundation, une agence gouvernementale américaine, a été construit à Arecibo sur la côte nord de l’île de Porto Rico dans les Antilles. Conçu à l’origine pour étudier l’ionosphère, il fut également un excellent instrument astronomique à l’origine de nombreuses découvertes scientifiques. Le , peu après son inauguration, l’équipe de Gordon Pettengill l’utilisera pour mesurer la période de rotation de la planète Mercure. En , l’observatoire permettra de capturer l’image d’un astéroïde – (4769) Castalia – pour la première fois de l’histoire. L’année suivante, l’astronome polonais Aleksander Wolszczan découvrira le pulsar PSR B1257+12, suivie en 1992 par celle de ses deux planètes en orbite.

Arecibo fut aussi la source de données du projet SETI@home proposé par le laboratoire de sciences spatiales de l’Université de Berkeley. Ce projet de calcul distribué utilisant des ordinateurs branchés sur Internet avait deux objectifs. Le premier était de prouver l’efficacité de cette méthode bien moins coûteuse que l’utilisation de superordinateurs. Le deuxième était d’analyser les signaux provenant de l’antenne d’Arecibo afin de détecter, ce qui fut un échec, l’existence d’une intelligence non terrestre.

Il était possible d’extraire les meta-données des blocs de calculs Seti@Home dans les version 1 & 2 de WinStars et de connaître les coordonnées célestes et la fréquence qui avait été utilisées pour effectuer l’enregistrement depuis le radiotélescope. La version 3 ne proposait plus cette fonctionnalité depuis l’arrêt du projet en mars 2020.

Arecibo fut aussi un lieu de tournage. On se souviendra par exemple de cette scène où Jodie Foster découvre pour la première fois le radiotélescope sur lequel elle va travailler ( Contact de Robert Zemeckis – 1997).

 

 

Jupiter et Saturne: La Grande conjonction de 2020 !

Une Grande conjonction correspond au rapprochement maximal apparent des planètes Jupiter et Saturne. Les Grandes conjonctions se produisent régulièrement (tous les 19,6 ans en moyenne) sous l’effet combiné de la période orbitale de Jupiter d’environ 11,86 ans et de celle de Saturne de 29,5 ans, et en raison de la proximité des orbites de deux planètes. La prochaine Grande Conjonction aura lieu le 21 décembre 2020.

Les conjonctions se produisent dans au moins deux systèmes de coordonnées : équatorial et écliptique. Les conjonctions dans le premier système sont mesurées en ascension droite, le long de l’équateur céleste. Le second système est basé sur l’écliptique, c’est-à-dire le plan du système solaire. Lorsqu’elles sont mesurées le long de l’écliptique, les séparations sont généralement plus petites. Les conjonctions sont caractérisées par la distance angulaire entre les planètes et leur élongation (distance angulaire par rapport au Soleil). La visibilité du moment exact d’une conjonction dépend de l’emplacement de l’observateur.

 
La prochaine Grande Conjonction aura lieu le 21 décembre à 13h30 UTC (en ascension droite). À cette heure, Jupiter sera à 0.1 degré (6 arcminutes, soit le cinquième du diamètre de la Lune) au sud de Saturne et à 30.3 degrés à l’est (à gauche) du Soleil. Le moment où les planètes se rapprocheront le plus sera à 18:25 UTC, l’élongation à ce moment sera de 30.1 degrés. Cette Grande Conjonction sera la plus proche depuis 1623. Cela signifie que dans le champ de vision d’un télescope, les deux planètes seront visibles simultanément. De plus, elles pourront être distinguées l’une de l’autre sans recourir à une aide optique.
 
La Grande Conjonction aura lieu dans la constellation du Capricorne. Après le coucher du soleil, les deux planètes seront visibles dans la partie sud-ouest de l’horizon, près de l’horizon.
 
La Grande conjonction 2020 vue depuis Madrid telle qu’elle est calculée par WinStars 3
Vérifiez si la Grande Conjonction 2020 peut être vue de votre emplacement en utilisant WinStars 3.
 
Source: Wikipedia (version réécrite par Sergey Telukhin).

Mission Mars 2020 : premier retour d’échantillons sur Terre

Le 30 juillet dernier, une puissante AtlasV a quitté la Terre avec à son bord le rover Persévérance  et le drone Ingenuity. La mission Mars 2020 est conçue pour fonctionner jusqu’à 2030 et devrait permettre à la NASA et à l’ESA de franchir des étapes importantes dans l’exploration de la planète rouge.

Tout commencera par un atterrissage  prévu le 18 février 2021 près du cratère Jezero qui présente un profil intéressant pour la recherche de traces de vie passée. Nous savons maintenant que ce cratère abritait un lac il y a plusieurs milliards  d’années.

Le rover Persévérance sur Mars. Source : NASA/JPL-Caltech

Mars 2020 est en fait la première étape d’un projet ambitieux constitué de trois missions dont le but est de ramener des échantillons sur Terre pour subir des examens poussés. Le rover effectuera des carottages qui seront soigneusement rangés  avant leur retour sur Terre. Le Sample Retrieval Lander (SRL), construit par la Nasa  et le Earth Return Orbiter (ERO), élaboré par l’Agence spatiale européenne (ESA), devraient partir dans quelques années pour récupérer ces précieux échantillons du sol martien.

Le module SRL, qui servira aussi pour le décollage du MAV. Source : NASA/JPL-Caltech

On peut suivre l’itinéraire de Mars 2020 dans W3 en téléchargeant le module du même nom. La trajectoire de la sonde est directement issue du serveur Horizons du Jet Propulsion Laboratory.

C/2020 F3 (NEOWISE)

C/2020 F3 (NEOWISE) est une comète rétrograde découverte le 27 mars 2020 par le télescope spatial NEOWISE.

D’une magnitude visuelle de 7 à la mi-juin, elle est passée au périhélie le 3 juillet 20202, soit à 0,29 UA du Soleil. Ce passage au plus près du Soleil a considérablement fait augmenter son activité, la rendant largement visible à l’œil nu, avec une magnitude d’environ 1, dépassant ainsi la luminosité de C/2020 F8 (SWAN), une autre comète lumineuse de 2020.

Elle passera au plus proche de la Terre le 23 juillet 2020 à une distance de 0,69 UA. Ce passage de la comète devrait augmenter sa période de révolution de 4 500 ans à 6 800 ans. La comète a développé une deuxième queue : une est constituée de poussière et l’autre de gaz.

C/2020 F3 (NEOWISE). Stack of 10 exposures of 30s each. Star Adventurer mount.

L’objet a été découvert par une équipe utilisant le télescope spatial NEOWISE le 27 mars 2020. Elle est classée en tant que comète le 31 mars. Elle porte la désignation C/2020 F3, en tant que troisième comète non périodique découverte dans la seconde moitié de mars 2020.

La comète NEOWISE est au plus proche du Soleil (périhélie) le 3 juillet 2020, à une distance de 0,29 UA. Ce passage près du soleil fait augmenter sa période orbitale d’environ 4 500 ans à environ 6 800 ans. Elle passera au plus proche de la Terre le 23 juillet 2020, à 01:14 UTC, à une distance de 0,69 UA alors qu’elle se trouvera dans la constellation de la Grande Ourse.

Vue de la Terre, la comète se trouvait à moins de 20 degrés du Soleil entre le 11 juin et le 9 juillet 2020. Le 10 juin 2020, alors que la comète n’était plus visible à cause du Soleil, elle avait une magnitude apparente de 7. Elle était alors à 0,7 UA du Soleil et 1,6 UA de la Terre. Lorsque la comète entre dans le champ de vision de l’instrument LASCO C3  de l’Observatoire solaire et héliosphérique SOHO le 22 juin 2020, elle a atteint une magnitude d’environ 3, alors qu’elle se siture à 0,4 UA du Soleil et 1,4 UA de la Terre.

Début juillet, la comète NEOWISE a atteint la magnitude -1, dépassant ainsi largement la luminosité atteinte par C/2020 F8 (SWAN), et développe une seconde queue. La première queue est bleue et composée de gaz et ions. Il y a également une séparation rouge dans la queue causée par de grandes quantités de sodium. La deuxième queue est de couleur dorée et est composée de poussière cométaires, comme la queue de la comète Hale-Bopp. Cette combinaison est proche de celle de la comète C/2011 L4 (PANSTARRS). NEOWISE est plus brillante que C/2011 L4 (PANSTARRS), mais moins que ne l’était Hale-Bopp en 1997.

Pour localiser la comète dans WinStars, utilisez la boite de dialogue Rechercher et tapez  c/2020 f3

Source : Wikipedia